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ALTITUDE

SANTE ET MAL AIGU DES MONTAGNES OU SOROCHE

Le Mal Aigu des Montagnes, Qu’est ce que c’est ?

Son principal facteur d’apparition est une montée trop rapide en altitude. La plupart du temps, le mal aigu des montagnes est bénin et consiste en des maux de tête (96 % des cas), une fatigue importante, des troubles importants du sommeil (35 % des cas), des vertiges, une perte d’appétit et des nausées ; on note fréquemment une irritabilité. Ces premiers symptômes apparaissent généralement dans les 6 à 24 heures de séjour à votre altitude seuil (on peut le constater pour certains dès 2 500 m d’altitude). Si le trekkeur continue sa progression en altitude, on peut voir apparaître les complications graves : l’œdème pulmonaire (toux, crachats, lèvres bleues puis insuffisance respiratoire) et l’œdème cérébral (maux de tête intenses non soulagés par l’aspirine, vomissements, troubles de la vue, parfois troubles psychiatriques).

MAM : Pourquoi ?
En altitude, la pression atmosphérique, (donc la pression d’oxygène) diminue : il y a moins de molécules d’oxygène disponible pour l’organisme dans un même volume d’air. La quantité d’oxygène disponible à 3000 m correspond aux deux tiers à celle du niveau de la mer ; à 5000m, à la moitié.
L’organisme réagit par ce manque d’oxygène (ou hypoxie) par plusieurs mécanismes : une réaction immédiate, et qui va durer quelques jours, est d’augmenter la ventilation et la fréquence cardiaque afin d’essayer de capter davantage d’oxygène dans l’air et de le transporter plus rapidement aux organes qui en ont besoin. Ces deux phénomènes sont couteux pour l’organisme au plan énergétique puisqu’ils vont faire travailler davantage les muscles respiratoires et le cœur. Ils vont donc être remplacés ou complétés par un mécanisme plus économique : l’augmentation du nombre de transporteurs d’oxygène, les globules rouges produits par la moelle osseuse. Leur temps de fabrication explique qu’il faut au minimum une semaine de séjour à une altitude suffisante pour voir apparaitre leur augmentation dans le sang.
La ventilation et la fréquence cardiaque pourront alors diminuer, sans toutefois revenir aux valeurs de base.
La plupart des trekkeurs en bonne santé s’acclimatent correctement à l’altitude, à condition de respecter quelques règles simples.

LES REGLES D’OR DE L’ACCLIMATATION

Montée progressive en altitude :
La grande règle d’or est de ne pas monter trop vite, trop haut : 300 à 500 m de dénivelée par jour en moyenne au-delà de 3500m, l’important étant la différence d’altitude entre les nuits consécutives (le passage d’un col dans la journée peut nécessiter une ascension plus importante, mais il faut redescendre dormir plus bas). Si vous vous sentez en forme vous pouvez, une fois arrivé au bivouac, monter de 200 à 300 m, y rester une heure et redescendre.
• Ne pas faire d’efforts physiques inutiles ou inconsidérés Ne faites pas d’efforts violents même si vous vous sentez en pleine forme « pour se tester » en début d’acclimatation. Cela peut favoriser l’apparition du MAM.
Boire suffisamment d’eau (et avoir des urines claires…)
Ne pas prendre de somnifères, qui favorisent les pauses respiratoires pendant le sommeil, ce qui aggrave l’hypoxie.
Autre réflexe important, pour éviter les complications : si vous êtes malades en altitude, c’est le MAM jusqu’à preuve du contraire ! Ne pas dire qu’on a mal à la tête parce qu’on a marché au soleil sans chapeau, qu’on vomit parce que les œufs de la veille n’étaient pas frais… Le refus du diagnostique, souvent considéré comme vexant pour un sportif bien entrainé, peut aboutir à des catastrophes. Or, la condition physique et l’acclimatation à l’altitude sont deux phénomènes indépendants. Jouer ainsi la carte de la sincérité avec notre équipe d’encadrement (accompagnateurs ou guide). Nos collaborateurs, avec qui vous partager votre trek ou ascension, ont une grande expérience du terrain, et seront en mesure de vous conseiller.
Dernière règle d’or : ne jamais laisser seul dans sa tente ou au bord du chemin un sujet souffrant du MAM.
Si vous vous sentez mal (à l’exception des maux de tête soulagés par la prise d’aspirine), il faut arrêter de monter et se reposer.
Si les signes persistent, il faut alors redescendre de 300 à 400 m et ne reprendre la progression que le lendemain si les signes ont disparu. Dans le cas contraire, vous devrez renoncer à poursuivre le trek.
Dans tous les cas de figure, il appartient à votre accompagnateur ou guide de prendre la décision de vous laisser ou non poursuivre le trek. Autres conseils utiles :

Un bon entrainement physique avant de partir ne protège pas du MAM, mais est évidemment souhaitable, car si on additionne la fatigue due au manque d’entrainement et la fatigue due au MAM, on souffre alors 2 fois plus ! Nous vous recommandons pour vous préparer à l’effort, la pratique du vélo (qui favorise l’endurance) et de la randonnée en montagne.

Evitez d’être carencé en fer, ce qui est fréquent chez les végétariens et chez les femmes, car il faut du fer pour fabriquer les globules rouges.

Beaucoup de gens ont recours à un médicament, le Diamox (Acétazolamide). Ce médicament améliore incontestablement l’acclimatation et se délivre en France sur prescription médicale (demander l’avis de votre médecin). Son effet principal est de stimuler la ventilation pulmonaire, mais il est également un diurétique (penser à s’hydrater sans attendre la sensation de la soif). Comme son action met 12 à 24 heures à se développer, il sera beaucoup plus efficace en préventif. Dans quel cas l’utiliser ? Lorsque les règles de l’acclimatation (voir plus haut) ne peuvent être respectées (Ex : Arrivée à La Paz ou ascension de sommets d’accès rapide en haute altitude), ou chez les personnes ayant des antécédents répétés au MAM. Son utilisation n’est pas justifiée chez une personne qui possède à priori une tolérance normale à l’altitude et qui suit les règles habituelles d’acclimatation à l’altitude.

1 mois avant le départ…

Nous vous demandons de bien vouloir effectuer une visite chez votre médecin référent pour réaliser un test d’effort et qu’il vous délivre une attestation de non contre-indication à la pratique de la montagne en haute altitude. Ce document sera à nous remettre à votre arrivée auprès de notre équipe d’encadrement. Nous vous joignons à titre indicatif une liste de centres spécialisés.

 

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